- Description des étapes : Détails sur chaque étape du GR70, avec photos et descriptions.
- Services à proximité : Hébergements, restaurants, points d’eau, etc., pour rassurer Martine.
- Conseils pratiques : Astuces pour chaque étape, comme les meilleurs moments pour partir ou les équipements à prévoir.
Le Velay – Premiers pas sur le chemin : une terre de volcans et de traditions
Dès les premiers kilomètres dans le Velay, on ressent une ambiance particulière : un mélange de douceur et de forces telluriques, comme si les anciens volcans qui façonnent le paysage murmuraient encore sous la terre.
🎒 Une mise en jambe douce mais déjà dépaysante
En quittant Le Puy-en-Velay, la montée progressive met tout de suite dans l’ambiance. On se retourne souvent pour admirer la ville qui se décroche peu à peu, dominée par la statue de Notre-Dame de France et les aiguilles volcaniques – c’est un des panoramas les plus emblématiques du départ.
Les chemins sont larges, confortables, presque invitants… comme pour dire :
« Prends ton temps, le voyage commence. »
🌿 Un décor marqué par les volcans
On traverse un paysage typique du plateau vellave :
- prairies vallonnées
- murets de pierres sèches
- anciens cônes volcaniques arrondis
- villages aux toits de lauzes
Il y a une vraie douceur dans ces reliefs, un mélange de vert profond et de brun chaud. Quand il fait beau, le contraste est saisissant.
🏡 Des villages attachants
Les hameaux du Velay ont un charme brut, avec leur architecture de pierre sombre. Coubon, Le Monteil, puis plus loin Saint-Germain-Laprade et Montbonnet : on sent une ruralité vivante, pas figée. Les rencontres avec les habitants sont souvent simples et chaleureuses — le genre de discussions qui ne durent que 5 minutes mais qu’on retient longtemps.
Au fil du chemin, on croise :
- des petits potagers en bordure de maisons,
- des troupeaux calmes derrière leurs clôtures,
- le bruit du vent qui passe dans les prés.
C’est un Velay authentique, sans artifices.
🌬 L’altitude tranquille du plateau
Passée la montée vers la chapelle de Saint-Roch à Montbonnet, le sentier prend de la hauteur. La vue s’ouvre, le plateau respire large.
On marche dans une atmosphère de haute campagne, avec cette sensation que le monde se simplifie :
juste toi, ton sac, et la ligne du chemin qui file devant.
🧭 Une transition idéale pour entrer dans la marche longue
Ce qui frappe dans cette partie, c’est sa capacité à faire glisser doucement le marcheur vers un autre rythme. Pas encore les grandes étendues sauvages, pas encore les forêts profondes du Gévaudan… mais une sorte de sas, un espace qui prépare à l’aventure.
Beaucoup disent d’ailleurs que c’est dans le Velay que l’on “entre” vraiment dans le chemin.
Le Gévaudan – Terre de mystères, solitude et horizons qui s’étirent
Quand on passe du Velay au Gévaudan, on sent immédiatement un changement d’atmosphère.
Le décor se fait plus sauvage, l’air semble plus vaste, et une forme de calme profond s’installe presque naturellement — le genre de silence qui fait du bien, mais qui peut aussi surprendre quand on n’y est plus habitué.
🐺 Un territoire chargé d’histoires
Impossible de marcher ici sans penser à la fameuse Bête du Gévaudan.
Même si la légende appartient au passé, le paysage garde ce parfum de mystère :
- des forêts sombres qui bordent le chemin,
- des ondulations de collines qui disparaissent dans la brume,
- des vallons isolés où l’on croise parfois un chevreuil qui détale.
On comprend vite pourquoi ce territoire a nourri autant de récits : il a quelque chose d’indompté, quelque chose qui laisse l’imagination galoper.
🌾 De grands espaces pour une marche introspective
Les étapes du Gévaudan offrent de longs sentiers tranquilles, souvent en balcon, qui laissent le temps de réfléchir, de rêver, ou simplement d’être là.
Le décor alterne entre :
- prairies larges et dégagées,
- forêts de hêtres et de conifères,
- chemins creux bordés de murets de pierres.
C’est ici, plus que dans le Velay, que j’ai commencé à ressentir cette sensation de « marche fluide », presque méditative.
🏘 Des villages minuscules mais accueillants
Le chemin traverse des lieux qui semblent figés dans le temps :
Saint-Privat-d’Allier, Rochegude et sa chapelle perchée, puis les hameaux avant d’arriver vers Saugues, capitale “non officielle” du Gévaudan sur le GR70.
Saugues marque un vrai moment sur le chemin :
- son donjon,
- son muséum de la Bête,
- son ambiance de petite bourgade rurale,
- et les randonneurs qui s’y retrouvent en fin de journée.
On y sent une convivialité simple, presque familiale.
🌬 Des montées qui réveillent les jambes
Le Gévaudan est loin d’être une simple promenade :
les reliefs, souvent en vagues successives, demandent un peu d’effort.
La montée vers le Plateau de la Margeride, notamment, est marquante : longue, régulière, et offrant des panoramas superbes.
Ces efforts sont à la fois une épreuve et un plaisir — la récompense se trouve toujours au sommet.
🔭 Une ambiance de bout du monde
La marche dans cette zone donne souvent l’impression d’être loin, très loin de tout.
On n’entend presque rien, si ce n’est :
- le vent,
- quelques oiseaux,
- parfois un craquement dans les sous-bois.
Cette solitude douce contribue à faire du Gévaudan une des parties les plus marquantes du chemin : un endroit où l’on se retrouve autant qu’on avance.
Le Mont Lozère – L’altitude, la lumière et cette impression de toucher le ciel
Arriver sur le Mont Lozère, c’est comme changer de monde.
Après les forêts de la Margeride et les pâturages ponctués de granit, on se retrouve soudain dans un décor ouvert, lumineux, presque minéral. Tout semble plus grand, plus haut, plus clair. On marche dans un silence qui résonne.
🌾 Un paysage de landes balayées par le vent
Le Mont Lozère, ce sont de grandes étendues nues, tapissées de bruyères, de genêts et de vastes pâturages d’altitude.
On avance sur un chemin souvent pierreux, mais tellement agréable à parcourir, avec cette sensation d’être au-dessus de tout.
Selon la météo, l’ambiance peut changer du tout au tout :
- par beau temps, une lumière incroyable, presque blanche, qui fait vibrer le paysage ;
- par brouillard, un décor fantomatique qui donne l’impression de marcher dans un rêve.
🔭 Des panoramas qui arrêtent la marche
Sur les hauteurs, les vues s’ouvrent vers l’infini :
les Cévennes au sud, les monts granitiques au nord, et une succession de reliefs qui se perd dans le bleu lointain.
C’est souvent ici que les randonneurs s’arrêtent plus longtemps, non par fatigue, mais parce qu’on se laisse absorber.
On comprend pourquoi Stevenson lui-même avait été marqué par ces paysages.
🐑 Un territoire pastoral vivant
Même si le décor paraît vide, il ne l’est pas vraiment.
On croise :
- des troupeaux qui pâturent tranquillement,
- des drailles ancestrales utilisées pour la transhumance,
- des abris de bergers en granit qui semblent posés là depuis toujours.
Ces traces humaines donnent au Lozère une ambiance à la fois sauvage et habitée, comme si la montagne et les hommes avaient trouvé leur équilibre.
🌬 Le vent, compagnon permanent
Sur le Mont Lozère, on marche souvent dans le vent.
Pas forcément violent, mais présent, constant, presque rassurant.
C’est lui qui porte les odeurs d’herbes sèches, qui fait danser les brins d’herbes, qui accompagne le pas du marcheur.
On finit par l’apprivoiser.
🏞️ L’arrivée vers le col du Finiels
Le passage au col du Finiels, point culminant du GR70, est un vrai moment.
On se sent petit sous l’immense voûte du ciel.
Et la descente ensuite vers Pont-de-Montvert est un enchantement : le décor change, l’air devient plus doux, on aperçoit déjà les portes des Cévennes.
C’est une transition splendide, presque symbolique :
on quitte les hauteurs granitiques pour glisser vers une terre plus méridionale.
✨ Un des moments les plus forts du chemin
Pour beaucoup, le Mont Lozère reste l’un des passages les plus mémorables du Stevenson.
Pas parce qu’il est difficile — il l’est parfois — mais parce qu’il dégage une énergie unique :
une invitation à respirer, à ralentir, à simplement regarder.
Les Cévennes – Lumière du Sud, vallées profondes et villages accrochés
En arrivant dans les Cévennes, on sent immédiatement que quelque chose change.
La lumière devient plus chaude, les odeurs plus denses, et les reliefs s’organisent en une succession de vallées étroites qui descendent vers le sud.
C’est une terre rude, attachante, pleine de contrastes — un des moments les plus forts du Stevenson.
🌞 Une ambiance presque méridionale
Après les hauteurs dépouillées du Mont Lozère, la descente vers Pont-de-Montvert est un choc sensoriel.
On entre dans un décor qui respire déjà le sud :
- des châtaigneraies immenses,
- des terrasses de culture,
- des pentes abruptes,
- des pierres blondes chauffées au soleil.
L’air y est plus tiède, presque parfumé, et on commence à sentir la présence de la Méditerranée, même encore loin.
🏘 Des villages pleins d’âme
Les Cévennes sont marquées par une identité forte.
Pont-de-Montvert, Saint-Germain-de-Calberte, Cassagnas, Florac… autant de villages qui racontent une histoire de résistance, d’indépendance et de vie montagnarde.
On y retrouve :
- des ruelles étroites,
- des maisons de granit ou de schiste,
- des ponts de pierre qui enjambent des eaux translucides,
- des placettes où il fait bon s’arrêter prendre un verre avec d’autres marcheurs.
Il y a une chaleur humaine ici qui contraste avec la rigueur sauvage des paysages.
🌄 Un relief exigeant mais magnifique
Les Cévennes ne se laissent pas traverser sans effort.
Le chemin emprunte souvent d’anciens chemins de crête, ou descend dans des vallées profondes avant de remonter aussitôt de l’autre côté.
On marche dans un décor spectaculaire, où l’on passe sans cesse de :
- crêtes aériennes avec vues plongeantes,
- passages en forêt de châtaigniers,
- petits ruisseaux ombragés,
- drailles caillouteuses qui serpentent dans les pentes.
C’est parfois dur pour les jambes, mais d’une beauté incroyable.
🌳 Le royaume des châtaigniers
Si le Mont Lozère est celui des landes, les Cévennes sont celui du châtaignier.
On traverse de longues zones de châtaigneraies anciennes, où l’air est plus humide, plus frais.
Ces arbres donnent au paysage une atmosphère presque intime, une douceur inattendue après les grandes étendues d’altitude.
C’est aussi un écho direct au récit de Stevenson, qui décrit très bien cette transition végétale.
🔥 Une terre marquée par son histoire
Dans les Cévennes, on ressent le poids des siècles :
- les guerres de Religion,
- la révolte des camisards,
- les traditions protestantes encore très vivantes,
- les mas cévenols isolés accrochés aux pentes.
Marcher là, c’est traverser un territoire qui a forgé son caractère en se tenant debout malgré les difficultés.
🌅 La fin du chemin, mais pas la fin du voyage
L’approche vers Saint-Jean-du-Gard, souvent la dernière étape du Stevenson, a quelque chose de doux-amer.
On sent la fatigue accumulée, mais aussi une forme de sérénité :
celle d’avoir traversé un morceau de France profondément vivant, authentique et fidèle à lui-même.
